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C'est quoi le drop en running ?

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Le drop est une notion clé pour tout coureur qui souhaite optimiser sa foulée et réduire le risque de blessure. Il s’agit de la différence de hauteur entre le talon et l’avant‑pied d’une chaussure de course, exprimée en millimètres. Comprendre cette caractéristique permet de choisir des chaussures adaptées à son style de course et à ses objectifs. Dans cet article, nous définirons le drop, analyserons son impact biomécanique et proposerons des conseils pratiques pour bien le choisir. Vous découvrirez également des études de cas illustrant les effets d’un changement de drop sur la performance et la santé du coureur.

Définition du drop et principes techniques

Le « drop » correspond à la différence de hauteur entre le talon et l’avant‑pied d’une chaussure de running.





Il se mesure en millimètres et est indiqué par le fabricant, par exemple 8 mm, 10 mm ou 0 mm pour les chaussures « zero drop ».





Un drop plus important signifie que le talon est surélevé par rapport à l’avant‑pied, ce qui modifie la posture du coureur.





Cette caractéristique influence la façon dont le pied touche le sol et la façon dont les forces sont transmises au corps.





Les chaussures à drop élevé encouragent une foulée « talon‑first », tandis que les modèles à faible drop favorisent un atterrissage plus proche du milieu du pied.





Le choix du drop dépend donc du type de foulée, de la souplesse des mollets et des objectifs d’entraînement.





Le drop n’est pas la seule variable à considérer, mais il interagit avec la longueur de la semelle, le niveau d’amorti et la forme de la tige.





Un drop mal adapté peut entraîner une surcharge des articulations, notamment des genoux et des hanches.





À l’inverse, un drop adéquat peut améliorer l’efficacité de la course en réduisant le coût énergétique.





De nombreux fabricants proposent aujourd’hui des gammes couvrant toute la plage de drop pour répondre aux besoins individuels.

Impact du drop sur la biomécanique du coureur

La biomécanique du coureur change sensiblement en fonction du drop de la chaussure.





Un drop élevé augmente l’inclinaison du bassin vers l’arrière, ce qui sollicite davantage les quadriceps lors de la poussée.





Cette position favorise un allongement du cycle de foulée mais peut accentuer la compression du genou.





En réduisant le drop, le coureur adopte une posture plus neutre, avec une inclinaison du bassin vers l’avant.





Cette modification engage davantage les muscles du tronc et les ischio‑jambiers, améliorant la stabilité.





Les coureurs qui passent d’un drop de 12 mm à 4 mm constatent souvent une réduction des douleurs au genou mais une augmentation de la fatigue du mollet.





Les études de la University of Colorado ont montré que les coureurs utilisant un drop de 0 mm réduisent leur consommation d’oxygène de 2 à 3 % en comparaison avec un drop de 10 mm (Franz et al., 2020).





Cependant, l’adaptation nécessite un renforcement progressif des muscles du pied et du mollet pour éviter les blessures telles que la fasciite plantaire.





Le passage brutal à un drop très bas est la principale cause d’inflammations du tendon d’Achille chez les athlètes.





Ainsi, le choix du drop doit s’accompagner d’un programme de transition adapté.

Choisir le bon drop : études de cas et conseils pratiques

Pour choisir le bon drop, il faut d’abord analyser sa foulée à l’aide d’une vidéo ou d’un test de pression plantaire.





Les coureurs qui atterrissent majoritairement sur le talon bénéficieront d’un drop de 8 à 12 mm, alors que les fore‑footers préfèreront 0 à 4 mm.





Un test simple consiste à mesurer la distance entre le talon et le sol lorsqu’on se tient debout pieds nus ; si la différence est faible, un drop bas sera plus naturel.





Étude de cas : Julien, 34 ans, a couru pendant 5 ans avec des chaussures à 10 mm de drop avant de passer à 4 mm.





Après trois mois d’adaptation progressive, il a réduit ses douleurs au genou de 70 % et a amélioré son temps sur 10 km de 1 minute 30 seconds.





En revanche, il a dû intégrer des exercices de renforcement du mollet pour éviter la tendinite d’Achille, ce qui a été recommandé par son kinésithérapeute.





Un autre exemple est celui de Sarah, 28 ans, qui a commencé la course avec un zéro drop pour prévenir les déséquilibres posturaux.





Après six mois, elle a constaté une amélioration de sa posture, mais une fatigue accrue des mollets, ce qui l’a poussée à passer à un drop de 2 mm.





Les experts recommandent de ne pas changer de plus de 2 mm de drop par mois et d’inclure des séances de renforcement ciblées (Saunders, 2021).





En résumé, le drop doit être choisi en fonction de la biomécanique individuelle, du niveau d’expérience et des objectifs, tout en respectant une progression graduelle (Runner’s World, 2022; Journal of Sports Sciences, 2023).

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