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Économie de course et rendement en course de distance de ...

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L’économie de course, ou « running economy », désigne la quantité d’oxygène nécessaire pour maintenir une vitesse donnée. Chez les coureurs de distance, une meilleure économie se traduit souvent par une vitesse plus élevée pour le même effort. L’étude de Conley et Krahenbuhl (1980) a montré que cette variable expliquait plus de la moitié de la variation des performances sur 10 km chez des athlètes de haut niveau (https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/7453514/). Comprendre les mécanismes sous‑jacents permet d’optimiser les entraînements et d’améliorer le rendement en compétition. Cet article détaille les principes, les méthodes d’évaluation et les stratégies d’amélioration de l’économie de course.

Principes physiologiques de l’économie de course

L’économie de course reflète l’efficacité avec laquelle le corps utilise l’oxygène à une allure sous‑maximale. Elle dépend de facteurs tels que la biomécanique du pas, la rigidité des tendons et le coût énergétique des muscles. Une bonne économie signifie que moins d’énergie est dépensée pour couvrir la même distance (Conley & Krahenbuhl, 1980).

Des études ont montré que des coureurs avec une foulée plus courte et une cadence plus élevée consomment moins d’oxygène à vitesse constante. La raideur du tendon d’Achille joue également un rôle crucial en stockant et en restituant l’énergie élastique. Enfin, la composition en fibres musculaires (type I vs type II) influence le rendement énergétique lors de l’effort prolongé.

Un cas pratique : un groupe de coureurs élite a vu son coût d’oxygène diminuer de 5 % après six semaines de travail sur la cadence et la souplesse, ce qui s’est traduit par une amélioration de 30 s sur 10 km.

Méthodes d’évaluation de l’économie de course

La mesure la plus courante consiste à enregistrer la consommation d’oxygène (VO2) à des allures de course stables sur tapis ou sur piste. On calcule alors le volume d’oxygène (ml·kg⁻¹·min⁻¹) nécessaire pour chaque vitesse testée. Conley et al. (1980) ont utilisé trois allures (241, 268 et 295 m·min⁻¹) pour établir des corrélations avec le temps au 10 km.

Des technologies portables, comme les capteurs de puissance et les analyseurs de gaz mobiles, permettent désormais de mesurer l’économie en conditions réelles de course. L’analyse du coût énergétique peut être complétée par la cinématique (vidéo haute vitesse) afin d’identifier les inefficacités du geste.

Exemple de cas : un coureur amateur a réalisé un test VO2 sur tapis à 3,5 m·s⁻¹, affichant 48 ml·kg⁻¹·min⁻¹. Après 8 semaines d’entraînement ciblé, son coût est passé à 44 ml·kg⁻¹·min⁻¹, correspondant à une amélioration de 2 % du rendement.

Stratégies d’amélioration du rendement en course

L’entraînement en côte renforce les muscles postérieurs et améliore la capacité à stocker l’énergie élastique, ce qui réduit le coût métabolique en terrain plat. Les séances de pliométrie, comme les sauts à la corde ou les bounding, augmentent la raideur tendineuse et la puissance de restitution.

Travailler la cadence (≈ 180 pas·min⁻¹) avec un métronome ou une application permet de réduire la longueur de foulée excessive et d’améliorer l’efficacité. L’ajout de séances d’endurance à basse intensité favorise l’optimisation de la consommation d’oxygène au repos, facilitant ainsi une meilleure économie pendant les efforts plus intenses.

Cas d’étude : une athlète de 10 km a intégré deux séances hebdomadaires de côtes (6 % d’inclinaison, 8 × 90 s) et des drills de cadence. En 4 mois, son économie de course a progressé de 6 % et son temps au 10 km s’est amélioré de 1 min 15 s, corroborant les conclusions de Conley & Krahenbuhl (1980).

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