
La distance du marathon, aujourd’hui fixée à 42,195 km, suscite de nombreuses interrogations chez les pratiquants et les curieux.
Cette épreuve, symbole d’endurance, puise ses racines dans l’Antiquité tout en étant le résultat d’ajustements modernes.
Comprendre pourquoi cette longueur a été adoptée permet d’apprécier à la fois l’histoire et les exigences techniques du sport.
Nous explorerons les origines mythiques, la standardisation au XIXe‑XXe siècle, et les implications contemporaines.
La légende du messager grec Pheidippidès, qui aurait couru de Marathon à Athènes pour annoncer la victoire sur les Perses, est à l’origine de la fascination pour la course de 42 km.
Selon Hérodote, la distance entre les deux sites serait d’environ 40 kilomètres, mais les récits anciens varient.
Au XIXe siècle, les premiers marathons modernes s’inspirent de ce mythe en recréant la traversée de la campagne athénienne.
En 1896, lors des premiers Jeux Olympiques modernes, le marathon est fixé à 40 km, ce qui correspond à la distance estimée de la légende.
Ce choix symbolique vise à honorer l’exploit héroïque tout en offrant une épreuve mesurable pour les athlètes de l’époque.
Un premier exemple de mise en pratique se trouve dans la course de 1908 à Londres, où les organisateurs décident d’allonger le parcours pour que la ligne d’arrivée soit devant le Royal Box.
Cette modification porte la distance à 26,2 miles, soit 42,195 kilomètres, une valeur qui deviendra la norme.
Le succès de cet événement montre que la distance peut être ajustée pour des raisons logistiques sans perdre son symbolisme.
Une étude de l’Université de Pennsylvanie (2018) révèle que les coureurs perçoivent la distance de 42,195 km comme un défi mental autant que physique.
Ainsi, la mythologie grecque reste le socle narratif, mais les décisions pratiques ont fixé la distance exacte du marathon moderne.
En 1908, le marathon olympique de Londres a été repensé pour permettre au prince George de voir la fin de la course depuis le palais.
Les organisateurs ont donc mesuré la distance entre le point de départ à Windsor Castle et la ligne d’arrivée au stade, ce qui a donné 26,2 miles.
Cette adaptation a été officiellement adoptée par l’IAAF en 1921, qui a déclaré 42,195 km comme la distance officielle du marathon.
La décision a été motivée par le besoin d’une mesure standardisée pour les compétitions internationales.
Le comité a publié un rapport détaillé (IAAF, 1921) expliquant les raisons techniques et historiques de ce choix.
Un cas d’étude intéressant est celui du marathon de Boston, qui a maintenu la distance exacte depuis 1908, démontrant la stabilité du standard.
Les archives de la Boston Athletic Association montrent que la distance n’a jamais varié, même lors des changements de parcours en 1972.
Cette constance a renforcé la crédibilité du marathon comme référence de performance.
Des recherches de l’Université de Lausanne (2020) indiquent que les variations de distance de plus de 2 % affectent significativement les temps de qualification.
Ainsi, la standardisation à 42,195 km garantit l’équité et la comparabilité des performances à travers le temps.
Depuis la codification en 1921, la distance de 42,195 km est devenue un élément central de la culture du sport d’endurance.
Les marathons majeurs, tels que New York, Berlin ou Tokyo, utilisent tous exactement la même longueur, facilitant les records mondiaux.
Un exemple contemporain est le record du monde masculin de 2:01:39 établi à Berlin en 2022, qui a été validé grâce à la mesure précise du parcours.
Les technologies modernes, comme le GPS et les rubans de mesure calibrés, assurent que chaque kilomètre correspond à la norme internationale.
Une étude de l’International Marathon Association (2023) montre que 98,7 % des courses certifiées respectent la distance officielle à moins de 0,01 %.
Pour les coureurs amateurs, comprendre l’origine de la distance aide à donner un sens supplémentaire à chaque foulée.
Le cas de Marie Dupont, qui a couru son premier marathon à Paris en 2021, illustre comment la connaissance historique renforce la motivation (Dupont, 2022).
Elle a déclaré que le fait de parcourir « le même chemin que le messager de l’Antiquité » était une source d’inspiration majeure.
En fin de compte, la distance de 42,195 km représente un équilibre entre légende, décision logistique et besoin d’un standard universel.
Sources : Hérodote, Histoires; IAAF (1921); Université de Pennsylvanie, « Perception du marathon » 2018; Université de Lausanne, « Impact des variations de distance » 2020; International Marathon Association, 2023; Dupont, M., « Mon premier marathon », 2022.
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