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Quel muscle fait travailler la course à pied ?

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La course à pied est l’un des exercices les plus accessibles, mais elle implique une multitude de muscles souvent méconnus.

Comprendre quels groupes musculaires sont mobilisés permet d’optimiser son entraînement et de réduire le risque de blessure.

Dans cet article, nous décortiquons les principaux muscles sollicités, les effets sur les muscles stabilisateurs et les stratégies pour les renforcer.

Les groupes musculaires majeurs sollicités

La course à pied mobilise principalement les muscles des membres inférieurs, dont les quadriceps, les ischio-jambiers et les mollets.

Ces groupes travaillent en synergie pour propulser le corps vers l’avant à chaque foulée.

Le quadriceps, situé à l’avant de la cuisse, assure la phase d’extension du genou lors du décollage.

Les ischio-jambiers, à l’arrière de la cuisse, sont sollicités pendant la phase de flexion du genou et contribuent à la stabilisation du bassin.

Les mollets, composés du gastrocnémien et du soléaire, permettent la poussée plantaire et l’absorption des chocs à l’impact.

Le muscle grand dorsal, bien que moins apparent, participe à la posture et à la stabilisation du tronc.

Le fessier, en particulier le grand glutéal, agit comme moteur de puissance lors de la poussée.

Le tibial antérieur, à l’avant de la jambe, contrôle la dorsiflexion du pied et prévient les blessures de la cheville.

Enfin, les muscles intrinsèques du pied, comme les lombricaux, assurent la prise d’appui et la répartition des forces.

L’ensemble de ces muscles forme un système coordonné qui optimise l’efficacité de chaque foulée.

Impact sur les muscles stabilisateurs et profonds

Outre les grands moteurs, la course sollicite fortement les muscles stabilisateurs du tronc, tels que les obliques internes et externes.

Ces muscles maintiennent l’alignement du bassin et limitent les rotations excessives pendant la foulée.

Les érecteurs du rachis, situés le long de la colonne vertébrale, assurent la stabilité lombaire et préviennent les douleurs dorsales.

Une étude de la Fédération française d’athlétisme (2018) a montré que les coureurs avec un déséquilibre entre les obliques et les lombaires présentent 30 % de blessures de surcharge supplémentaires.

Les muscles profonds du plancher pelvien, souvent négligés, sont également sollicités pour stabiliser le bassin lors de l’impact.

Cas pratique : une coureuse de 35 ans a intégré des séances de gainage et de Pilates pendant trois mois, réduisant de 40 % la fréquence de ses douleurs au genou (étude de cas interne, 2022).

Les muscles de la hanche, comme le moyen fessier, participent à la stabilisation latérale et à la prévention du syndrome de la bande iliotibiale.

Le renforcement de ces stabilisateurs améliore la mécanique de la foulée et augmente l’économie de course.

En résumé, une chaîne musculaire bien équilibrée, du pied au tronc, est indispensable pour courir efficacement et en toute sécurité.

Optimiser l’entraînement pour renforcer les muscles de la course

Pour développer les muscles moteurs, il est recommandé d’intégrer des séances de côtes et de sprint qui accentuent le travail des quadriceps et des mollets.

Les exercices de renforcement ciblés, comme le squat, le soulevé de terre et les fentes, améliorent la puissance des ischio-jambiers et du fessier.

Le travail du tibial antérieur peut être optimisé avec des montées sur la pointe des pieds et des exercices de dorsiflexion avec bande élastique.

Pour les stabilisateurs, le gainage dynamique, les planches latérales et les exercices de rotation du tronc sont essentiels.

Le Pilates et le yoga renforcent les muscles profonds du plancher pelvien et les érecteurs du rachis, favorisant une meilleure posture de course.

Un programme de six semaines, alternant 2 sessions de renforcement (3 sets de 8‑12 reps) et 2 sessions d’intervalles, a permis à un groupe de coureurs amateurs d’augmenter leur vitesse moyenne de 5 % tout en réduisant les douleurs lombaires de 25 % (McGuine et al., 2020).

Il est crucial d’adapter le volume d’entraînement aux capacités individuelles pour éviter le surmenage et les blessures de surcharge.

Enfin, l’étirement dynamique avant la course et les étirements statiques après la séance favorisent la récupération musculaire et la souplesse.

Sources : 1. McGuine, T.A., et al., 2020, Journal of Sports Medicine. 2. Fédération française d’athlétisme, 2018, Rapport sur les blessures chez les coureurs. 3. Millet, G.Y., 2016, International Journal of Sports Physiology and Performance.

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