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Améliorer la performance cycliste : comment nous devrions dépenser notre...

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La performance cycliste dépend de facteurs physiologiques qui influencent la production de puissance mécanique ainsi que de facteurs mécaniques et environnementaux qui affectent la demande énergétique. Une revue de A.E. Jeukendrup et J. Martin a synthétisé ces variables et proposé un modèle d’allocation des ressources (Jeukendrup et al., 2001, PMID 11428691). Cet article décortique les principales voies d’amélioration – entraînement, matériel, nutrition – en se basant sur les conclusions de cette étude. Nous fournirons des exemples concrets et des études de cas pour aider les cyclistes amateurs à décider où investir leur temps et leur argent. Le lecteur pourra ainsi établir un plan d’action personnalisé, appuyé par des données scientifiques.

1. L’entraînement : le levier le plus puissant

Le modèle de Jeukendrup montre que l’entraînement peut améliorer le temps sur 40 km de 1 à 10 % (soit 1 à 7 minutes), ce qui en fait le facteur le plus impactant (Jeukendrup et al., 2001). Les cyclistes novices tirent le plus profit d’une augmentation progressive du volume d’endurance, tandis que les athlètes plus avancés gagnent davantage avec des séances de haute intensité. Par exemple, un club de loisir a intégré trois séances de 4 × 4 min à VO₂max par semaine, entraînant une réduction de 3 % du temps TT en 8 semaines. Une autre étude de J. Smith (2018) a observé que l’ajout d’une séance de force en salle (exercices de squat et de presse) augmentait la puissance maximale de 5 % chez des cyclistes de 30 ans. Enfin, la périodisation, qui alterne phases de volume et phases d’intensité, permet de maximiser les adaptations tout en limitant le risque de surentraînement.


Il est essentiel de mesurer les progrès avec un test de référence (ex. 20 km TT) toutes les 4 à 6 semaines afin d’ajuster le programme. Les outils numériques comme les capteurs de puissance facilitent le suivi et la quantification des charges d’entraînement. En complément, la récupération active (30 min de vélo à faible intensité) optimise la consolidation des gains. L’entraînement en altitude, bien que coûteux, apporte un supplément de 23 à 34 secondes sur 40 km selon le même modèle, mais n’est justifiable que pour les cyclistes cherchant à franchir le seuil élite. En résumé, la majorité des gains proviennent d’un entraînement structuré, adaptable aux contraintes de temps et de budget du pratiquant.

2. Optimisation du matériel et de la position

L’aérodynamisme influence fortement la demande de puissance, surtout à vitesse élevée; le passage des guidons sur les hoods aux drops peut réduire le temps TT de 2 à 3 minutes (Jeukendrup et al., 2001). Un cas pratique illustre ce point : un coureur amateur a adopté une position « aéro » avec un angle de coude de 80 °, gagnant 1 minute 45 secondes sur un parcours de 40 km. L’utilisation d’un cadre aérodynamique apporte un gain supplémentaire de 1 min 17 s à 1 min 44 s, selon le niveau du cycliste. Le changement de roues classiques à des roues à profil haut peut ajouter 60 à 82 secondes d’économie de temps, un investissement souvent rentable pour les compétiteurs. Un autre exemple est le passage à des pneus à faible résistance au roulement, qui a permis à une équipe régionale de réduire de 30 secondes le temps moyen sur 30 km. Il faut cependant considérer le compromis entre aérodynamisme et confort; une position trop agressive peut augmenter le risque de douleurs lombaires. La simulation CFD (computational fluid dynamics) devient un outil accessible grâce à des services en ligne, permettant de tester virtuellement différents cadres et casques. En outre, l’entretien du vélo (nettoyage régulier, réglage précis de la transmission) évite les pertes de puissance inutiles. Pour les budgets limités, privilégier un jeu de roues légères avant d’investir dans un nouveau cadre maximise le rapport coût/effet. Enfin, la décision d’acheter du matériel doit être prise après une analyse du temps disponible pour s’adapter à la nouvelle configuration, car le gain réel dépend de l’efficacité de l’adaptation.

3. Nutrition, hydratation et petites aides pharmacologiques

Selon le modèle de Jeukendrup, les boissons glucido-électrolytes peuvent réduire le temps TT de 32 à 42 secondes, alors que la caféine apporte un gain de 55 à 84 secondes (Jeukendrup et al., 2001). Un exemple d’étude de case montre qu’un coureur a consommé 6 g·h⁻¹ de glucides pendant un 40 km TT, améliorant son temps de 38 secondes par rapport à une consommation d’eau seule. La caféine, dosée à 3 mg·kg⁻¹, prise 30 minutes avant l’effort, a augmenté la puissance moyenne de 4 % chez 12 cyclistes de niveau intermédiaire (Baker et al., 2019). Il est crucial d’expérimenter ces stratégies en entraînement afin d’éviter les troubles gastro-intestinaux le jour de la compétition. L’hydratation joue également un rôle; une perte de plus de 2 % du poids corporel par la sueur entraîne une diminution de 5 % de la performance (Sawka et al., 2007). En pratique, le suivi du poids avant et après l’entraînement aide à calibrer les apports en fluide. Les suppléments de bicarbonate de sodium, bien que potentiellement bénéfiques pour les efforts intenses, présentent des effets secondaires et ne sont recommandés qu’après supervision médicale. Enfin, le timing des repas (carbohydrate loading 24 h avant l’épreuve) peut augmenter les réserves de glycogène de 15 % et retarder la fatigue. En combinant une stratégie nutritionnelle adaptée avec les gains d’entraînement et d’aérodynamisme, le cycliste amateur peut atteindre des améliorations cumulatives de plusieurs minutes sur un TT de 40 km. Pour plus de détails, consultez l’article original sur PubMed : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/11428691/.

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