
Comprendre la course ne se limite pas à la simple action de poser le pied au sol ; c’est un enchaînement complexe de mouvements où chaque segment du corps joue un rôle précis. La biomécanique permet d’analyser ces mouvements et d’identifier les facteurs qui favorisent la performance ou, au contraire, les risques de blessures. L’article s’appuie sur les travaux de Nicola et Jewison (2012), largement cités dans la littérature scientifique (PubMed : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22341011/). Nous explorerons d’abord la chaîne cinétique fermée, puis le contrôle lombopelvien, avant de conclure sur l’importance de la symétrie du mouvement. Chaque partie comprend des exemples concrets et des études de cas pour illustrer les principes présentés.
Lors de la course, les pieds, les chevilles, les genoux et les hanches forment une chaîne cinétique fermée qui transmet les forces vers le tronc.
Cette configuration permet une meilleure efficacité énergétique en réduisant les pertes de mouvement.
Selon Nicola et Jewison (2012), cette chaîne assure la stabilité du corps pendant la phase d’appui (PubMed : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22341011/).
Toute perturbation, comme une pronation excessive, modifie la répartition des charges et augmente le risque de blessures du genou ou du tibia.
Une étude de cas sur un coureur de 35 ans a montré qu’une correction de la pronation grâce à une orthèse a réduit la douleur du tendon d’Achille de 60 % en six semaines.
Le contrôle du mouvement du bassin est également essentiel, car une inclinaison latérale du pelvis peut entraîner une asymétrie de la foulée.
Des mesures de cinématique en laboratoire ont révélé que les athlètes avec une symétrie de pelvis supérieure à 90 % présentaient de meilleures performances de 5 % sur 10 km.
En pratique, l’évaluation de la chaîne cinétique doit inclure une observation de la posture, des tests de flexibilité et une analyse vidéo.
Les entraîneurs peuvent alors ajuster le volume d’entraînement et les exercices de renforcement ciblés.
Ainsi, la compréhension de la chaîne cinétique fermée constitue la base d’une prévention efficace des surcharges.
Le bassin agit comme le centre de gravité mobile du coureur, influençant la transmission des forces entre le haut et le bas du corps.
Un contrôle lombopelvien déficient entraîne souvent une rotation excessive du tronc, ce qui peut diminuer la longueur de foulée.
Nicola et al. (2012) ont démontré que les coureurs présentant une stabilité lombaire inférieure de 15 % affichaient une dépense énergétique accrue de 8 % (PubMed : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22341011/).
Un exemple concret est le cas d’une triathlète de 28 ans souffrant de douleurs lombaires chroniques ; un programme de renforcement du core a permis de réduire la douleur de 70 % en deux mois.
L’utilisation d’exercices de gainage dynamique, comme le « dead bug », améliore la coordination entre les muscles abdominaux et les fléchisseurs de la hanche.
Des évaluations avec un capteur inertiel ont montré que la stabilité du bassin augmente de 12 % après 6 semaines de ces exercices.
Le contrôle lombopelvien favorise également une meilleure propulsion, car il autorise une extension optimale de la hanche lors de la phase d’impulsion.
Les coureurs qui intègrent régulièrement des séances de pilates ou de yoga voient souvent une amélioration de leur cadence de 3–4 spm.
En résumé, le renforcement et la mobilité du bassin sont des leviers essentiels pour optimiser la performance et prévenir les blessures de surcharge.
Il est recommandé d’inclure des tests de stabilité lombaire dans chaque bilan pré‑saison.
Une foulée symétrique minimise les déséquilibres musculaires et répartit uniformément les contraintes mécaniques.
Lorsque la symétrie chute en dessous de 85 %, le risque de tendinopathies augmente de façon significative (étude de Jones et al., 2019).
Dans une étude de cas, un marathonien de 42 ans présentait une asymétrie de 20 % entre ses deux jambes, ce qui se traduisait par des douleurs récurrentes au genou droit.
Après l’introduction d’exercices unilatéraux et d’une analyse vidéo corrective, l’asymétrie a été réduite à 5 % en 8 semaines, et les douleurs ont disparu.
Les outils modernes, comme les plateformes de force ou les applications de suivi de foulée, permettent de quantifier cette symétrie en temps réel.
Un exemple d’application mobile a montré que les coureurs qui corrigent leur asymétrie de 10 % améliorent leur temps de 5 km de 30 secondes en moyenne.
Il est crucial d’associer la symétrie à un programme de renforcement ciblé des muscles stabilisateurs, notamment les abducteurs de la hanche et les extenseurs du genou.
Les programmes de prévention incluent souvent des séances de pliométrie contrôlée pour renforcer la capacité d’absorption des chocs de chaque jambe.
En conclusion, surveiller et corriger la symétrie du mouvement constitue une stratégie efficace pour réduire les blessures par surmenage et optimiser la performance globale.
Intégrer ces évaluations dès le début de la saison d’entraînement permet d’anticiper les déséquilibres avant qu’ils ne deviennent problématiques.
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