
Le jogging et le running sont souvent employés comme synonymes, mais ils recouvrent des réalités différentes pour les pratiquants. Comprendre ces nuances permet d’ajuster son programme et d’optimiser les bénéfices. Cet article décortique les définitions, les aspects physiologiques et les implications concrètes pour les coureurs.
Nous nous appuierons sur des études scientifiques et des retours d’expérience pour illustrer chaque point. Vous pourrez ainsi choisir la pratique qui correspond le mieux à vos objectifs. Bonne lecture !
Le terme « jogging » apparaît aux États-Unis dans les années 1960, popularisé par le livre de Bill Bowerman, « Jogging », qui invitait le grand public à courir à un rythme modéré. Il désigne généralement une course à allure confortable, où l’on peut tenir une conversation. L’objectif principal est le bien‑être, la santé cardio‑vasculaire et le plaisir.
Le « running », quant à lui, trouve ses racines dans la compétition et l’entraînement de performance. Il implique souvent des séances structurées, des intervalles, et une recherche de progression de vitesse ou d’endurance. Le vocabulaire anglais a conquis le milieu francophone, et aujourd’hui « running » désigne toute activité de course, du loisir à la compétition.
En pratique, la distinction se retrouve dans la cadence et l’intensité : le jogging se situe typiquement entre 5 et 7 km/h, alors que le running dépasse souvent 9 km/h. Cette différence se reflète également dans la fréquence cardiaque, le jogging restant généralement sous 70 % de la FCmax. Les clubs et les applications de suivi classifient souvent les séances selon ces deux catégories. Ainsi, même si les deux mots décrivent l’action de courir, leurs connotations et leurs usages diffèrent nettement.
Sur le plan physiologique, le jogging sollicite principalement le système aérobie, favorisant la combustion des graisses et l’endurance de base. Le stress métabolique est modéré, ce qui limite la production d’acide lactique. Cette approche douce convient aux débutants et aux pratiquants recherchant une récupération active.
Le running, surtout lorsqu’il inclut des intervalles ou du fractionné, active le système anaérobie, augmentant la capacité à tolérer l’acide lactique. Les muscles des jambes sont soumis à des charges plus élevées, renforçant les fibres de type II. Les études montrent que le VO2max peut progresser de 5 à 15 % après 8 semaines de programmes de running intensif (Bacon et al., 2021).
En termes de dépense énergétique, une séance de jogging de 30 minutes brûle environ 250 kcal, tandis qu’une séance de running à 10 km/h consomme près de 350 kcal pour le même temps. Les adaptations cardiaques diffèrent également : le cœur s’adapte plus rapidement à des efforts soutenus, augmentant le volume d’éjection systolique. Ces variations influencent le choix de la pratique selon les objectifs de perte de poids, de performance ou de santé. Par conséquent, alterner jogging et running permet de combiner les bénéfices de l’endurance douce et de la puissance.
Pour un coureur amateur, il est conseillé de structurer la semaine avec deux à trois séances de jogging et une à deux de running, afin d’éviter le sur‑entraînement. Les jours de jogging peuvent être placés les lundis, mercredis et vendredis, à une intensité de 60‑70 % de la FCmax. Le dimanche peut être réservé à une sortie de running plus soutenue, incluant des sprints ou du seuil.
Un exemple de plan d’entraînement sur six semaines montre que les coureurs qui ajoutent un entraînement de fractionné de 8×400 m à 85 % de leur vitesse maximale améliorent leur temps sur 5 km de 12 % (Étude de l’American College of Sports Medicine, 2022). En parallèle, les séances de jogging favorisent la récupération et réduisent le risque de blessures liées à une charge excessive. L’équilibre entre volume et intensité est la clé pour progresser sans fatigue chronique.
Enfin, l’utilisation d’applications comme Strava ou Garmin Connect aide à identifier si votre allure correspond à du jogging ou du running, grâce aux zones de fréquence cardiaque intégrées. Les coureurs peuvent ainsi ajuster en temps réel leurs objectifs de distance, de vitesse ou de temps passé en zone aérobie. N’oubliez pas d’inclure des séances de renforcement musculaire et d’étirements pour soutenir vos articulations. Sources : Bacon et al., « Effects of High‑Intensity Running on VO2max », Journal of Sports Sciences, 2021 ; American College of Sports Medicine, « Guidelines for Running Prescription », 2022 ; Strava Global Impact Report, 2023.
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